Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 15:53

Qu’au cours  de ces quatre dernières semaines, une majorité de la population de la GUADELOUPE ait apporté son entier soutien au Collectif LKP qui anime ce mouvement de grèves, donne la mesure de son ancrage populaire et de la légitimité de ses revendications

 

Démontrant la discipline et le sérieux de ses responsables syndicalistes, les manifestations  se sont déroulées sans heurt, jusqu’à ce lundi 16 février, qui a vu l’interpellation d’un responsable du LKP militant syndicaliste, par ailleurs professeur de philosophie, qui  pris à partie par les forces de l’ordre, a fait l’objet d’insultes  racistes, et molesté, a du être hospitalisé.

 

Intervenant  dans un contexte où les plaies d’un passé fait d’humiliations ne sont pas toutes cicatrisées,  ce  grave incident allait  susciter  d’immédiates et inévitables réactions.

 

La mort ce  mercredi  18 février, d’un syndicaliste tué par balles, est la conséquence  de ces tensions.

 

L’Etat, dont les services ont été,  des décennies durant, les courroies de transmission  des intérêts  des seuls privilégiés, à leur écoute attentive, alors qu’il  demeure sourd aux attentes des défavorisés, porte une lourde  responsabilité dans la  dégradation de la situation actuelle de ces îles

 

La section Guadeloupe  de la LIGUE DES DROITS DE L HOMME, dénonce avec  véhémence  ces carences des autorités, et appelle au respect de la règle de droit, essentielle pour assurer une indispensable égalité dans cette île, qui ne l’a guère connue.

 

 

Le Président de la section,

Fred Hermantin.

Par LDH Guadeloupe
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 15:50

La Ligue des Droits de l’Homme de Guadeloupe observe que l’actuel mouvement social appelant à la grève générale est porteur de contestations et de revendications légitimes.

Elle considère qu’en ces temps heurtés de régression sociale, de démantèlement opiniâtre des services publics, de manquements répétés aux droits les plus élémentaires de la personne, de climat sécuritaire et de conditions entretenues de vie chère et de pouvoir d’achat réduit, il convient plus que jamais de résister en investissant le champ démocratique.

Aussi la LDH accompagne-t-elle avec intérêt ce mouvement dans tout ce qu’il a de progressif pour les droits humains en Guadeloupe, sans exclusive aucune.


Le Président de la LDH Guadeloupe,

Fred Hermantin.

Par LDH Guadeloupe
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 04:26

Ci-après le texte de la pétition lancée par la section locale de la Ligue des droits de l'homme le 21 septembre 2008.

Nous appelons tous les citoyens sensibles à la situation chaotique dans laquelle se trouve Haïti, et aussi tous ceux qui protestent contre les expulsions de plus en plus inhumaines, à signer cette pétition à l'adresse suivante :

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=3076

 

 

Appel au Préfet de la Guadeloupe pour un moratoire des expulsions et la régularisation des sans-papiers

A l’occasion des dégâts catastrophiques provoqués en Haïti par les récents cyclones, les Guadeloupéens découvrent avec émotion les conséquences inhumaines de la politique d’expulsions en nombre pratiquée par les autorités. Sans prendre en compte les situations humaines et familiales, les étrangers sont arrêtés dans des opérations qui s’apparentent de plus en plus à des rafles, et immédiatement expulsés sans souci des conséquences sur leur vie et celle de leurs proches.

 Aujourd’hui, une large part de la population haïtienne se trouve confrontée à des difficultés majeures pour sa survie, sans abri, sans alimentation et même sans eau potable, sans savoir si les secours parviendront jusqu’à elle. La Guadeloupe tout entière se mobilise afin d’apporter son aide.

 Il n’est pas acceptable que les autorités continuent à expulser des êtres humains vers un pays en situation de catastrophe. De plus en plus souvent, on constate que ceux qui sont expulsés vivent depuis des années en Guadeloupe, qu’ils y ont toutes leurs relations et y ont construit leur vie malgré le lourd handicap que représente l’absence d’autorisation de séjour.  Celle-ci les maintient bien souvent dans des situations inacceptables sur le plan humain. Nous demandons donc aux autorités préfectorales de prendre en compte ces souffrances et la situation particulière d’Haïti :

-         En décidant d’un moratoire des expulsions vers Haïti ;

 

-         En accordant l’autorisation de séjour à ceux qui vivent à nos côtés dans l’insécurité ;

 

-         En organisant en Guadeloupe le retour du petit Jephté et de son père.

Par LDH Guadeloupe
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 05:05

Communiqué de Presse

Le 5 août dernier, en Guyane, un ressortissant Haïtien, monsieur F. D arrivé en 2002, subissait un contrôle d’identité inopiné et était emmené immédiatement au centre de rétention administratif pour être renvoyé le lendemain en Haïti ;
Il n’avait pas revu sa famille. Apprenant la nouvelle de son expulsion, sa femme, sous le coup du choc émotionnel, décédait peu après en laissant 6 enfants mineurs dans des conditions difficiles.


C’est au tour de la Préfecture de la Guadeloupe de s’illustrer dans cette pratique imaginée par l’attelage SARKOZY-HORTEFEUX .

En effet, avec une précipitation que rien ne justifie, la gendarmerie à Sainte Rose a procédé à l’arrestation sans ménagement d’un autre frère haïtien avec son enfant âgé de 5 ans dans la matinée du lundi 1er septembre ; emmené au centre de rétention, ils étaient expulsés et mis dans l’avion de 17 heures vers Haïti dont les conditions de vie se sont aggravées par les deux cyclones qui, en l’espace de 15 jours, ont frappé cruellement ce pays et tuant officiellement plus de cent personnes

Peut-on rester de glace devant ces agissements des autorités qui créent des situations inhumaines, dramatiques à plus d’un titre, et qui ne semblent pas s’émouvoir, le moins du monde de la détresse humaine ?. Liigue des Drroiitts de ll’’Homme,, 1 rrue Brriissac 97110 Poiintte--à--Piittrre

L’application des lois, justifie-t-elle la négation de la dignité humaine. ?

La politique aveugle d’expulsion mise en oeuvre par la Préfecture, basée sur un détournement procédural qui consiste en l’utilisation des réquisitions de contrôle d’identité par le Procureur, pour basculer sans poursuites pénales, sur des procédures d’expulsion, en l’absence d’infractions recherchées et constatées, porte INCONTESTABLEMENT atteinte à la liberté individuelle et aux droits de l’homme.

En effet, l’expulsion de monsieur D par les autorités, sans que celles-ci se soient

demandées si les conditions déplorables actuelles que connaît Haïti, ravagé par trois cyclones, ne soumettaient par cette personne et son enfant de 5 ans à des traitements inhumains et dégradants d’une part et si, d’autre part, elles ne les plaçaient pas dans une situation d’insécurité caractérisée.

Pour sa part, la L.D.H partage l’émotion énorme qui s’est emparée des guadeloupéens à l’annonce de cette décision inique.

Elle condamne avec la plus grande fermeté, le détournement de procédure par la Préfecture pour assurer l’efficacité de sa politique d’expulsion dirigée principalement à l’encontre des seuls haïtiens ;

Demande officiellement
au Préfet d’envisager une pause dans la mise en oeuvre de ces expulsions. 
 

Sollicite en urgence de Monsieur le Préfet, une audience pour lui communiquer les informations qu’elle possède sur les traitements réservés aux plus faibles d’entre nous par les fonctionnaires préfectoraux.

Ligue des Droits de l’Homme Section Guadeloupe

Président, Maître Fred HERMANTIN

Vice Président, Maître Hubert JABOT

Par LDH Guadeloupe
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